La coopérative Tcheregnimin produit plusieurs dizaines de tonnes de beurre par semaine.

Publié le 20 janvier, 2021

Dans le Nord de la Côte d’Ivoire, la fabrication du beurre de Karité est réservée aux femmes. A Korhogo, elles se sont constituées en coopératives pour mieux supporter les difficultés de production, mais également pour en faire la commercialisation.

Au quartier Petit-Paris 2 de Korhogo, la Coopérative des femmes Tcheregnimin s’est spécialisée dans la production du beurre de karité. Cette coopérative, forte de 146 femmes dynamiques existe depuis 2002.  Aujourd’hui, son site de production s’est renforcé. Grace au soutien de PNUD et de la FAO, elle dispose d’un moulin de broyage, sept foyers modernes, un four électrique, un magasin de stockage, un bureau qui sert d’administration. Une véritable entreprise.

Le Karité, la matière première, est en Côte d’Ivoire un produit de cueillette dont la ressource est de plus en plus connue. Le verger est irrégulièrement réparti sur la moitié nord du pays, la densité des arbres est faible et la production irrégulière d’une année à l’autre. Il est transformé en beurre utilisé dans plusieurs domaines dont le cosmétique.

La préparation de l’huile dure six jours, selon Yéo Mariam, la présidente de la Coopérative Tcheregnimin. Les fruits sont ramassés par les femmes vers les mois de mai et juin. Le conditionnement des noix et des amandes est très variable également conduisant à des produits de qualité différente. Après un séchage les amandes sont conservées dans la coque intacte. Elles sont ensuite préparées.

Les femmes de la coopérative de Tcheregnimin achètent les noix avec d’autres femmes qui ramassent les fruits dans les champs. La production hebdomadaire du beurre est estimée à environ 40 tonnes, selon la présidente de la coopérative. « Chaque membre produit en moyenne 250 kilogrammes de beurre par semaine », explique-t-elle.

L’association fonctionne bien car toutes les adhérentes respectent les règles. C’est l’écoulement de la production qui pose souvent problème. « Depuis ces derniers mois, nous n’arrivons plus à trouver de gros acheteurs. Ce qui pose un réel problème d’évacuation du beurre. Et cela joue sur les prix », explique d’elle. A présent, le prix du kilo se discute entre 800 et 1000 FCFA.

Faute de pouvoir trouver des grossistes, les membres de la coopérative sont autorisés à vendre indépendamment. Soro Setchô, la secrétaire, explique que cette commercialisation individuelle est toujours au désavantage de la coopérative Tcheregnimin. « La coopérative gagne toujours quand ont écoule les produits en commun. Quand tout le monde vend en détail, ce n’est jamais à des prix intéressants », regrette-t-elle.

Grace à ce travail collectif, toutes les femmes arrivent à gagner leur vie. « Nous avons une comptabilité. Et les bénéfices tirés de nos ventes sont déposés sur un compte bancaire. Et c’est cet argent que nous utilisons pour acheter les noix de karité. Après l’achat, nous les redistribuée à chaque membre. Ainsi, après les ventes individuelles, chaque femme arrive à se faire son propre bénéfice », explique Yéo Mariam. « Toute nos prières, c’est de trouver de gros clients. Nous en trouvons souvent qui viennent d’Abidjan ou d’autres villes. Mais ce n’est pas suffisant », espère Mme Yéo.

Silué N’Gana à Korhogo

2 Commentaires

  • par Assi
    Publié janvier 29, 2022 7:42 0Likes

    j’aimerais avoir du bon beurre de karité. Je réside dans la ville de bouaké et voici mon contact: 0778620822.

  • par Myriam
    Publié février 27, 2022 8:39 0Likes

    Bonjour, comment pourrais-je entrer en contact avec cette coopérative s’il vous plait?

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