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La lagune Ébrié, autrefois fierté de la Côte d’Ivoire, est devenue méconnaissable. Poussant le ministre de l’Environnement, du développement durable et de la transition écologique, Jacques Assahoré, à penser à des actions vigoureuses.

Joyau naturel de référence, la lagune Ebrié est victime aujourd’hui de la pollution. C’est le résultat de l’insalubrité et des mauvaises pratiques environnementales. Plusieurs sources sont à l’origine de la pollution de la lagune Ebrié. Il s’agit des rejets industriels et urbains, macrodéchets de diverses natures (sacs et bouteilles plastiques, filets, tissus, chaussures, pneus, sachets, bois, métaux, verres), ainsi que les dépôts sauvages et les pressions des eaux continentales. Ce sont des déchets qui sont transportés par les courants d’eau. Ils sont à l’origine de la dégradation de l’écosystème lagunaire.

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« La lagune Ebrié est maltraitée par les Abidjanais au point où cette lagune aujourd’hui est devenue plutôt un problème à cause de l’insalubrité, à cause des odeurs qu’elle dégage », a affirmé le ministre Jacques Assahoré. Le ministre de l’Environnement, du développement durable et de la transition écologique annoncé ainsi que le gouvernement ne veulent pas rester inactif face aux mauvais comportements des populations.

« En perspective, il faut qu’on éduque, qu’on sensibilise les Ivoiriens, parce qu’il n’y a pas de raison que les bidons, les pots vides se retrouvent sur la lagune. C’est le mauvais comportement, les mauvaises habitudes qui entraînent cela. Donc il faut attaquer le mal à la racine, le comportement », a relevé Jacques Assahoré. La situation est donc préoccupante.

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Le gouvernement ivoirien a ainsi renforcé les capacités opérationnelles du CIAPOL, structure technique du ministère de l’Environnement. En fait, depuis novembre 2024, deux bateaux faucardeurs de grande capacité, une barge et une pelleteuse ont été déployés pour enlever les macrodéchets et les végétaux aquatiques envahissants. En plus de cela le ministre annonce d’autres mesures. Jacques Assahoré a insisté sur la nécessité de s’attaquer à la racine du problème. « Il n’y a aucune raison que des bidons vides ou des sacs plastiques se retrouvent dans la lagune. C’est le résultat de nos mauvais comportements. Nous devons changer nos habitudes pour préserver notre environnement et notre santé », note-t-il. Et de promettre : « nous allons mettre en place une police de l’environnement qui va se charger de surveiller le comportement des gens ».

Jacques Assahoré a tenu ces propos le jeudi 6 mars 2025, lors de la visite de travail qu’a effectué le ministre de l’Environnement, du développement durable et de la transition écologique, sur le site Orange du Centre Ivoirien Antipollution (CIAPOL).

Yéti Marie G.

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