Le festival de conte dénommé Festival «Ahoko Kouahi’n» s’est tenu du 26 février au 02 mars 2025 dans le département de Bouaflé.
Innovant. C’est un événement qui préserve le conte traditionnel. Cette célébration de la tradition et du développement fait face aux défis du modernisme. Le conte est une discipline artistique qui incarne l’identité culturelle. Le Festival « Ahoko Kouahi’n » de conte traditionnel était à sa 11ème édition. Le Festival « Ahoko Kouahi’n » s’est tenue du 26 février au 02 mars 2025, à Krigambo, village situé dans le département de Bouaflé, région de la Marahoué. « Le conte est un outil puissant de développement de la mémoire, de transmission des valeurs et d’apprentissage de la langue maternelle », a déclaré Sigbeu Gbade Donatien, sous-préfet de Pakouabo.
Didier Koffi Koffi, commissaire général dudit festival, a du mérite. Plusieurs personnes ont fait le déplacement pour cette 11ème édition. En plus des fils et filles du village, les chefs de terre, de village et de communautés, on notait la présence de Sigbeu Gbade Donatien, sous-préfet de Pakouabo, et de Goré Bi Glan Mathias, directeur régional de la culture de la Marahoué. Il y avait aussi les écrivains Jean Pierre Mukundi, d’origine congolaise, et l’ivoirien Seydou Gougna. Ces derniers ont communié avec les amis du livre.

Les conteurs Alexis Djisso, Thérèse Yao et la troupe Fiéssou Kpokpo de Béoumi ont tenu le public en haleine.
Il faut savoir que Le Festival « Ahoko Kouahi’n » a eu sa première édition en 2014. En plus de promouvoir le conte, en tant que valeur culturelle, le Festival « Ahoko Kouahi’n » rend hommage à Kouamé Ahoko Gilbert, conteur emblématique de la région disparu en 2012. Reconnu pour son immense talent, l’homme avait l’art de captiver une assemblée entière toute une nuit. Avec son style unique et par ses récits empreints de leçons et d’enseignements Kouamé Ahoko Gilbert sensibilisait les populations.
Le mérite est donc à Didier Koffi Koffi et son festival. « Je voudrais vous féliciter pour le bel exemple que vous donnez à la région de la Marahoué. La cérémonie qui nous réunit ce jour constitue un canal de promotion de conte qui est un précieux outil de développement de la mémoire de transcription des valeurs d’apprentissage de la langue qui hélas est en train de subir de plein fouet les effets du modernisme », a déclaré Donatien Sigbeu Badé, sous-préfet de Pakouabo.
Silué F