
Circuler à Abidjan reste difficile. Entre indiscipline et méconnaissance, le résultat est le même. Le ministère des Transports a décidé d’agir.
Réduire les congestions sur les voies. C’est l’objectif fixé par le ministère des Transports. Les Journées de la mobilité étaient à la première édition.
L’Autorité de la mobilité urbaine dans le Grand Abidjan (Amuga), une structure du ministère des Transports et des affaires maritimes, a organisé les Journées de la mobilité. C’était les 21 et 22 avril 2026 dans la commune de Yopougon. Cette première édition s’est déroulée à la nouvelle gare tête de stationnement du Groupement des Sapeurs-Pompiers Militaires. Les Journées de la mobilité ont été organisées pour identifier les causes des embouteillages et proposer des solutions.
L’événement s’est déroulé en deux étapes. Une tournée dans les points chauds pour mieux décerner les causes des embouteillages et une table ronde pour en dégager les solutions.
« L’objectif est d’identifier, à chaque étape, les zones problématiques et les facteurs récurrents à l’origine des embouteillages », a déclaré Romain Kouakou, directeur général de l’Amuga. Il y avait beau monde pour accompagner le Dg de l’Amuga dans cette initiative. Le directeur général du Haut Conseil, le président de la Cngr-CI, la police nationale, la Dgttc, le Directeur régional des Transports et des affaires maritimes, les autorités municipales et de nombreux acteurs du transport.
« Aujourd’hui, l’Etat a mis beaucoup de moyens dans les infrastructures, mais on n’a pas encore réglé totalement les problèmes d’embouteillages, de congestion de nos voies. Nous allons organiser ces journées dans les communes du grand Abidjan. Dans chaque commune, on fera les visites de tous les points chauds où la congestion est importante. C’est l’utilisation des infrastructures qui posent problèmes et engendre les embouteillages », a expliqué Romain Kouakou.
Des points chauds comme la gare de Siporex, le carrefour magasin, le carrefour de l’académie des mers, le rond-point de la Sideci et le palais de justice ont été visités.
Le constat est invocateur. L’occupation anarchique des voies par des activités commerciales, le stationnement irrégulier et la prolifération de gares informelles. Sans oublier l’incivisme de certains usagers de la route. Il s’agit des automobilistes et motocyclistes qui ne respectent pas toujours les règles de circulation.
Après le recensement des causes des embouteillages, une table ronde a réuni administrations, transporteurs, gestionnaires d’infrastructures et responsables de gares routières. Les discussions ont porté sur les mesures à mettre en œuvre pour fluidifier la circulation, notamment à travers une meilleure organisation des transports et un renforcement de la discipline routière.
Yéti Marie G.
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