
La cybercriminalité se vit partout dans le monde. L’Afrique reste un lieu propice pour ce grand virus. Interpol veille à mettre ce monstre hors d’état de nuire.
Une grosse plaie. La cybercriminalité est un mal mondial. La cybercriminalité fait référence à des actions illégales utilisant des ordinateurs ou Internet. La cybercriminalité se produit lorsque des auteurs de menace profitent des vulnérabilités des logiciels, du matériel et du comportement humain en ligne. Leur objectif est notamment d’obtenir des informations, qui peuvent être vendues, échangées, révélées ou utilisées pour commettre d’autres cybercrimes.
Selon un rapport publié en juin par l’organisation internationale, la cybercriminalité représente plus de 30% des crimes signalés en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale.
L’Organisation internationale de police criminelle, Interpol, qui est une organisation intergouvernementale, mène une lutte farouche contre la cybercriminalité. Interpol compte 196 pays membres. Interpol favorise la collaboration entre les autorités de police de ses pays membres. Il leur permet d’échanger et d’accéder à des informations sur les infractions et les criminels et leur apporte un appui technique et opérationnel.

« Évidemment, les enquêtes sont menées par les forces de l’ordre de chaque pays. Nous, Interpol, coordonnons les recherches et les échanges d’informations », déclaraitEnrique Hernandez Gonzalez, sous-directeur de la cybercriminalité à Interpol.
Justement, dans un communiqué diffusé vendredi 22 août 2025, Interpol annonce que les polices d’une dizaine de pays africains ont démantelé d’importants réseaux de cybercriminalité et de fraude. Cette vaste opération transfrontalière a permis de récupérer près de 97,4 millions de dollars et a conduit à l’arrestation de 1 209 personnes. Arnaque à l’héritage, minage illégal de cryptomonnaies. Un vaste coup de filet contre la cybercriminalité en Afrique.
L’opération nommée « Serengeti 2.0 », menée entre juin et août, a impliqué 18 pays d’Afrique et le Royaume-Uni. Elle a été coordonnée par l’Organisation internationale de police criminelle.
Cette vaste opération a touché la Côte d’Ivoire et a montré que « l’une des fraudes en ligne les plus anciennes », les escroqueries liées aux héritages, continue de rapporter gros aux organisations criminelles. Les victimes étaient incitées à payer des frais pour réclamer de faux héritages, avec un préjudice total estimé à 1,6 million de dollars. La police ivoirienne a arrêté le principal suspect de cette arnaque transnationale et opéré d’importantes saisies, dont du matériel électronique, de l’argent liquide et des véhicules.
Sékongo Naoua
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