
Son nom colle avec le village Ki-Yi. Boni Gnahoré est un artiste percussionniste et chanteur bien connu.
Son style combine plusieurs rythmes africains. Boni Gnahoré est un artiste multiculturel. On retrouve en lui du Ziglibithy des « Bétés », la musique mandingue, la rumba congolaise à des genres occidentaux comme le jazz, le funk et la pop.
Quand on parle de Boni Gnahoré, on pense automatiquement au village Ki-Yi. Fondé et dirigé par Were Were Liking, le village Ki-Yi est un centre panafricain de résidences artistiques et de formation des jeunes aux arts vivants du spectacle basé sur des méthodes traditionnelles. Il s’agit de la danse, du théâtre, des percussions, du chant ou de la peinture.
Depuis les années 1980, Boni Gnahoré joue dans toutes les pièces importantes du village Ki-Yi comme acteur et percussionniste. Et c’est en 1987 qu’il passe comme Maître-Tambour du Ki-Yi. A partir de 1989 Boni Gnahoré gravit un palier de son évolution. Il reçoit des propositions et crée les musiques de « Soundjata l’Épopée Mandingue ». L’artiste participe aussi à la création de l’opéra « Un Touareg s’est marié à une Pygmée ». En 1994, il crée, pour la compagnie québécoise, « Les Deux Mondes », les musiques de « Nuages de terre » avec Michel Robidou.

La carrière de Boni Gnahoré prend une courbe ascendante. En 1996, Boni réalise sa première comédie musicale. Il s’agit de « Le Passeur ». Puis crée le chœur Attoungblan. C’est un groupe composé de voix d’hommes et de tambours, avec lequel il sort son premier album solo, « Pedou ».
Composé de sept musiciens et chanteurs, le Chœur Attoungblan est le reflet du parcours et formation personnel de Boni Gnahoré. Plus qu’un orchestre, le Chœur Attoungblan est une véritable famille qui forme une et une seule entité. Un groupe qui a une originalité. Son leitmotiv est « le devenir des valeurs culturelles traditionnelles ». Un retour aux sources malgré l’influence insistante de la modernité. Les voir et les écouter est un régal. L’auteur du célèbre titre « Gbazanan » a une discographie bien fournie. Un Touareg s’est marié à une Pygmée (1992), Pedou (2004), Ivory Coast (2003), Africa non-stop (2004).

Entre timidité et recherche artistique Boni Gnahoré a quelque chose de particulier. Les compositions ont quelque chose de divin, d’inexprimée, de ressentie. Le titre « Gbazanan » en est une illustration. Bravo à l’artiste, au créateur.
Boni Gnahoré est le père de la chanteuse Dobet Gnahoré, première ivoirienne à remporter un Grammy Awards.
Sékongo Naoua
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