
La Couverture maladie universelle est un mécanisme obligatoire de couverture des risques de santé pour toute personne résident en Côte d’Ivoire.
La Couverture maladie universelle (CMU) donne accès à des soins de santé et des médicaments à un coût réduit. La CMU a été instituée le 24 mars 2014. Son financement repose sur la cotisation des personnes. Il existe deux régimes, le régime général de base pour la majorité des populations qui prend en charge 70% des frais de soins, et le régime d’assistance médicale destinés aux populations ivoiriennes démunis qui prend en charge intégralement les bénéficiaires. L’organisme chargé de la gestion de la CMU est l’Institution de prévoyance sociale, dénommée Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam). Il faut savoir que depuis 2022, l’enrôlement à la Couverture maladie universelle est devenu obligatoire. Elle est ainsi exigée pour l’accès à certains services publics.
Les personnes enrôlées à la CMU ne supporteront que 30 % du coût des prestations médicales et des médicaments. Le panier de soins de la CMU inclut un large éventail de services. On peut citer les examens de laboratoire, l’imagerie médicale, l’hospitalisation, les soins bucco-dentaires, ainsi qu’un accès à plus de 6 000 médicaments.
La bonne nouvelle c’est qu’il y a eu une extension du panier de soins. L’extension du panier de soins de la Couverture maladie universelle (CMU) concerne principalement l’intégration de la prise en charge de l’hypertension artérielle (HTA) et du diabète. Cette évolution majeure permet aux assurés souffrant de ces pathologies, dans leur forme simple, d’accéder aux traitements nécessaires dans les hôpitaux publics et dans les pharmacies agréées.
La mise en place et l’extension progressive de la CMU contribue à renforcer l’accès aux soins de santé pour des millions d’Ivoiriens.
Par ailleurs, la mesure exceptionnelle « CMU Zéro Cotisation », initialement prévue du 1ᵉʳ mai au 31 août 2025, a été prolongée jusqu’au 31 décembre 2025. Elle vise à faciliter l’adhésion des populations, notamment dans le secteur informel, en levant temporairement l’obligation de cotisation.
Avec cette prorogation, l’État ambitionne d’atteindre 24 millions de personnes enrôlées d’ici fin 2025, confirmant sa volonté de renforcer l’équité et la couverture sanitaire sur l’ensemble du territoire.
Sékongo Naoua
Laisser un commentaire