
Jeune pousse de la scène artistique ivoirienne, Ibn Cheickh est un talent sûr de la peinture.
Ibn Cheickh peint au doigt ou au pinceau. Le résultat est le même. Des silhouettes fantomatiques et des visages anonymes. Ibn Cheickh est un talent sûr de la peinture. Il teinte son univers dans la magie d’une atmosphère qui pose une énigme. Ses œuvres interrogent. En les observant, on a l’impression qu’on a des difficultés à dévisager le message du tableau réalisé.
Ibn Cheickh est originaire de la tribu Dogon, connue pour ses sculptures. Mais Ibn Cheickh est né en 1988 à Abidjan et y a passé toute son enfance. Très tôt le dessin a été un moyen d’expression pour le jeune garçon. L’environnement l’a beaucoup influencé. Sa regrettée mère est la fondatrice d’une des premières écoles de couture en Côte d’Ivoire. Le centre Carine N’. Ibn Cheickh a baigné dans cette ambiance des arts plastiques, l’esthétique, la coiffure, les défilés de mode. De plus, Ibn Cheickh a quelque chose dans son sang. Il est originaire de la tribu Dogon du Mali, connue pour ses cultivateurs, ses forgerons, ses sculptures et ses astrologues.

Après son enfance à Abidjan, il a ensuite vécu en France durant toute son adolescence. En 2022 il décide de rentrer en Côte d’Ivoire afin de s’investir dans l’art qui le passionne et dans lequel il a vécu. Ibn Cheickh, le jeune peintre, semble communiquer avec ses toiles. « Pour moi, les œuvres sont comme des personnes. D’avoir des tableaux autour de moi, c’est comme si j’avais des personnes et je suis très attaché à mes créations. Parfois, j’ai même du mal à les laisser partir », affirme l’artiste. En fait, ses œuvres illustrent son attachement à ses origines, au monde dans lequel il a grandi.
La peinture de Ibn Cheickh allie influences ancestrales et techniques modernes. Il développe son art autour de sa perception d’une humanité plurielle.

« J’aime voyager. Je suis inspiré par les cultures, l’environnement et les gens. J’ai récemment été invité à exposer au Japon. J’ai été intrigué par le mode de vie minimaliste – très similaire au style scandinave de BoConcept. Mes œuvres prennent vraiment vie ici. », s’enthousiasmait-il. C’était après son exposition, à Expo City à Dubaï, à la COP28.
« L’art, c’est avant tout un partage d’âme », affirme l’artiste. Ibn Cheickh ne crée donc pas pour le regard d’autrui, mais pour le partage. Il crée par nécessité spirituelle, intérieure. Ses toiles racontent une histoire qu’il partage.
Sékongo Naoua
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