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Filière sorgho: Une filière qui chancèle

Le sorgho est une céréale annuelle, d’origine tropicale. Il est de la famille des Graminées.

Le sorgho ou Sorghum bicolor. C’est une céréale annuelle, d’origine tropicale. Le sorgho est cultivé dans les zones semi-arides d’Afrique et d’Asie. Il constitue une source d’alimentation pour des millions de personnes. En Côte d’Ivoire, le sorgho est essentiellement cultivé dans les régions du nord.

L’Afrique est la première région productrice de sorgho, représentant plus de 45 % de l’offre mondiale. Principalement consommée sur le marché domestique, la céréale y constitue une culture stratégique pour la sécurité alimentaire, surtout en zone aride où elle s’adapte le mieux.

Culture vivrière essentielle pour la sécurité alimentaire, le sorgho est particulièrement résistant aux conditions sahéliennes, bien qu’il soit souvent éclipsé par la culture du maïs en matière de subventions et de recherche. 

La culture du sorgho est en nette progression en Afrique. Selon la FAO, le Nigeria a produit en moyenne 6,6 millions de tonnes de sorgho entre 2021 et 2023, ce qui en fait le principal producteur africain et le 2ᵉ producteur à l’échelle mondiale après les États-Unis. L’Éthiopie est le deuxième producteur africain de sorgho. Viennent ensuite le Soudan, le Burkina Faso et le Niger.

De nom scientifique Sorghum bicolor, le sorgho est classé en plusieurs variétés selon son utilisation. Il y a les variétés pour l’alimentation humaine et les variétés fourragères pour l’élevage.

En Côte d’Ivoire, la filière sorgho se concentre principalement dans les régions du Nord et du Centre (notamment à Korhogo et Ferkessédougou). La production nationale ivoirienne oscille généralement entre 35 000 et 72 000 tonnes par an, selon les campagnes agricoles. 

Même si les plantations de sorgho se font rare, on estime le rendement moyen autour de 1,2 à près de 2 tonnes par hectare. 

Malgré le développement des techniques culturales piloté par le Centre national de recherche agronomique (Cnra) et même l’intervention de l’Agence nationale pour le développement rural (ANADER) dans l’encadrement des producteurs et la gestion des semences améliorées, la filière sorgho est chancelante en Côte d’Ivoire. La filière fait face à des pertes post-récolte estimées à plus de 12 % de la production (soit plus de 4 100 tonnes par an). 

Dans le cadre de la transformation du sorgho, des ONG et coopératives telles que Inades-Formation soutiennent les producteurs locaux en favorisant des techniques agricoles durables et en valorisant la transformation locale. Mais, malgré son potentiel pour l’alimentation humaine et la brasserie, la filière locale pâtit de la concurrence d’autres céréales et d’un manque d’investissements industriels massifs.

Sékongo Naoua

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