
Fléau très nuisible pour l’environnement, l’orpaille illégal reste un souci pour l’Etat ivoirien.
L’orpaillage clandestin est la recherche et l’extraction non autorisées de l’or en dehors des cadres légaux. Cela demande l’utilisation de méthodes artisanales et non réglementées. Pratiqué intensément depuis deux décennies, l’orpaillage est présent dans nos sociétés.
Naturellement, cette pratique illégale a des conséquences environnementales. On parle de déforestation, de pollution des sols et de l’eau due à l’utilisation de produits chimiques comme le mercure. Une situation préoccupante pour le gouvernement inquiet de la survie des populations. Il décide de prendre le taureau par les cornes. Ainsi, le 1er juin 2021, le Conseil National de Sécurité crée le Groupement spécial de répression de l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire. Il est composé de 560 éléments dont 460 gendarmes et 100 agents des Eaux et Forêts. La création de cette brigade vient appuyer l’action de la Brigade de répression des infractions au code minier (BRICM), créée dès 2018. Le résultat ne s’est pas fait attendre. Le Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GS-LOI) a permis de démanteler 1 760 sites et de traduire 713 personnes en justice.

Et ce n’est pas tout. Le ministre des Mines, du pétrole et de l’énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a décidé de descendre dans l’arène. Daoukro, Bongouanou, Dimbokro, Toumodi et Yamoussoukro. En fait, la stratégie du gouvernement consiste à l’implication active des communautés locales et à la mise en place d’alternatives légales et durables à l’orpaillage illégal. « Je ne viens pas avec des ordres, mais avec une main tendue pour bâtir un partenariat avec vous », avait lancé le ministre à l’étape de Daoukro.
La priorité est désormais donnée à la sensibilisation de proximité. Chaque préfet de région est mandaté pour sillonner les localités et dialoguer avec les communautés.
Pour combattre efficacement l’orpaillage illégal c’est un front commun, entre l’État, les chefs traditionnels, les collectivités et les citoyens qui est formé. Une collaboration qui a pris forme depuis 2023 lors d’une rencontre avec la Chambre des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire.
SF
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