
La situation où des adultes établissent des relations avec des enfants en ligne dans le but de les exploiter. C’est le «Grooming».
Avec l’essor des technologies numériques, Internet est devenu un espace incontournable pour les enfants et les adolescents. Si cet univers offre de nombreuses opportunités éducatives et sociales, il présente également des risques, notamment celui du grooming en ligne. Le monde s’est numérisé et il a été bouleversé à jamais. On est loin aujourd’hui des avertissements comme : « Ne parle pas aux gens que tu ne connais pas et n’accepte jamais de bonbons d’un inconnu ». Certaines choses n’ont pas changé, qu’on se promène dans la rue ou qu’on surfe sur une autoroute en ligne : les gens ne sont pas toujours ce qu’ils semblent être, et les prédateurs recherchent les enfants.
Le « grooming » est un lourd fardeau. Les victimes du « grooming » ont de graves problèmes de santé tels que la dépression, l’anxiété, le stress post-traumatique, les troubles du sommeil et même les pensées suicidaires.
Le grooming en ligne est un processus par lequel un adulte établit une relation de confiance avec un enfant ou un adolescent via Internet, dans le but de le manipuler à des fins sexuelles. Les prédateurs utilisent diverses plateformes telles que les réseaux sociaux, les applications de messagerie, les forums et les jeux en ligne pour entrer en contact avec leurs victimes potentielles. Divulgation d’informations personnelles, usurpation d’identité et piratage de comptes. Tentatives d’escroquerie. Mauvaises rencontres et cyberharcèlement. Insultes et diffamation, menaces, chantages, pression psychologique, incitation à jouer à des jeux dangereux ou à la réalisation de défis périlleux. C’est le grooming.
Il ne faut pas confondre le grooming avec la cybertraque, qui consiste à suivre une cible de manière continue (mais anonyme), bien que les deux méthodes soient utilisées pour recueillir des informations et puissent donner lieu à des actes d’intimidation et de harcèlement.
Le grooming suit généralement des étapes. Par la prise de contact, le prédateur entre en contact avec l’enfant, souvent sous une fausse identité. Il crée ensuite une relation de confiance puis isole l’enfant en l’incitant à garder leurs échanges secrets. Le piège se resserre autour de sa victime. Il demande des photos ou des vidéos à caractère sexuel à sa victime qui ne se doute de rien. Ayant obtenu ce qu’il veut, le prédateur peut menacer de divulguer les échanges pour maintenir le silence de l’enfant.
Outre le « simple » grooming, les enfants peuvent être exposés à des contenus violents en ligne et développer des dépendances numériques, ainsi que des troubles liés aux réseaux sociaux.
Différents facteurs peuvent augmenter la probabilité d’être victime de grooming. De nos jours les jeunes passent de plus en plus de temps en ligne, ce qui augmente leur exposition aux risques. Or, les enfants et les adolescents ne sont pas toujours conscients des dangers liés aux interactions en ligne. Ce qui fait d’eux des proies faciles. La meilleure façon d’agir contre le grooming est que l’enfant vienne en parler dès que cela lui arrive. Pour cela, une relation de confiance est nécessaire. Le drame survient lorsque l’enfant garde ces contacts secrets.
Il y a des signes qui permettent de savoir qu’un enfant est victime de grooming. L’enfant, en général, change de comportement. Isolement, irritabilité, anxiété ou dépression. Refus de parler de leurs activités en ligne, suppression de l’historique de navigation. En plus on constatera la présence de contacts inconnus dans leur liste d’amis ou sur leurs réseaux sociaux. Et, l’autre signe évident est l’utilisation de dispositifs électroniques en cachette, surtout la nuit.
Même si c’est difficile avec un adolescent, établir une relation sans jugement fait qu’il sera plus enclin à vous dire s’il rencontre un problème. Il faut lui parler souvent. En fait, la frontière entre l’étranger, l’ami et le danger est devenue si floue qu’elle a disparu. Il faille aider nos enfants.
Sékongo Naoua
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