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Le débardeur: L’habit sans manches décontracté

Le débardeur est un vêtement fin, sans manches, pouvant être décolleté à l’avant et dans le dos. Il est porté à même la peau.

Le débardeur. Il est appelé « marcel » en France, « camisole » en Amérique du Nord, et « chemisette » ou « singlet » en Belgique. Vêtement fin, sans manches, le débardeur peut être décolleté à l’avant et dans le dos. Le débardeur est porté aujourd’hui par les femmes autant que par les hommes.

Simple. Le débardeur peut être qualifié de simple. Le débardeur a traversé les modes. En fait le débardeur s’est imposé dans nos vestiaires.

Ph: DR

L’histoire du débardeur débute au 19e siècle à Paris. Les manutentionnaires des Halles auraient coupé les manches de leurs pulls en laine pour plus d’aisance. Ils créent ainsi un vêtement de travail emblématique. Ce vêtement a traversé les époques. Dans les années 1920, le débardeur est adopté par les femmes, influencé par la mode « à la garçonne ». Le débardeur devient ainsi un symbole de libération et de féminisme. Par la suite le débardeur s’invite dans le cinéma. On se rappelle des acteurs tels que Marlon Brando dans « Un tramway nommé Désir », Robert De Niro dans « Raging Bull » ou Bruce Willis dans « Die Hard ». Sans oublier les stars du rock.

Le débardeur a traversé des époques et des styles.  Le débardeur reste agréable. Il est lingerie, mais se porte seul. Il est virginal, mais cache bien son jeu. Il est masculin et brutal, mais donne un charme aux personnes qui le portent. Il est de tradition ouvrière, mais il vit au rythme de toutes les musiques. 

Ph: DR

On l’a écrit. Le débardeur traverse les temps et les modes. Et avec la tête haute et avec toute son élégance. Le développement de l’industrie de la mode est un atout. Avec authenticité, le débardeur est fabriqué aussi bien à l’ancienne qu’avec toute la créativité dont font preuve les stylistes.

 On n’est d’accord avec Isabelle Crampes, passionnée de l’histoire de la mode. « J’ai été fascinée de plonger dans les archives. Chaque image de débardeur trouvée était comme un caillou que le Petit Poucet de l’histoire aurait laissé pour nous faire comprendre qui nous sommes. Ce vêtement n’a pas changé d’un fil en 150 ans, et il nous a mille fois encapsulés, mille fois libérés. Dans son blanc pur se révèle l’humain ». Elle était la commissaire générale de l’exposition « Vêtements Modèles » au Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, à Marseille. Cette exposition présentait le débardeur aux côtés de l’espadrille, du kilt, du bleu de travail et du jogging.

Sékongo Naoua

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