
Le marché mondial du cacao connaît des soubresauts. La chute des cours entraîne une sorte de crise dans la filière.
Le prix d’achat du cacao aux planteurs ivoiriens a été abaissé ce 4 mars par le gouvernement ivoirien à 1 200 francs CFA le kilo. Entraînant la filière cacao dans une crise. C’est une chute de 57% du prix d’achat bord champ, qui est descendu à 1 200 FCFA/kg contre 2 800 FCFA/kg lors de la campagne principale. La faute à l’effondrement des cours mondiaux.
Un contraste avec la campagne dernière. Début octobre 2025, le prix bord champ était fixé à 2 800 francs le kilo, un niveau jamais vu dans le pays. Naturellement cela avait été accueilli avec joie par les planteurs. Cette joie a fait place à une grande tristesse et à des questionnements.
Pour calmer les organisations de producteurs, le gouvernement ivoirien a lancé un programme de rachat de l’intégralité de ce volume au prix garanti appliqué durant la campagne principale.
Le gouvernement s’est chargé de mobiliser le fonds de stabilisation, bien que les exportateurs retardent leurs achats. « Le prix du cacao sur le marché international nous oblige à faire un réajustement », avait déclaré Bruno Koné, le ministre de l’Agriculture. C’était au moment d’annoncer le prix.
Qui précise que « Cette décision n’a pas du tout été prise de gaieté de cœur. Nous aurions tous souhaité un prix meilleur mais vous avez tous suivi l’évolution du prix international ».
Une situation qui irrite le planteur et l’emmène à s’interroger. Parce que le décalage entre le prix fixé par l’État et les cours mondiaux pousse certains exportateurs à retarder leurs achats. Les exportations se font rares et certains producteurs ne sont plus payés pour leur production depuis des mois.
Il y a donc crise du cacao en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de fèves, et au Ghana, le numéro deux mondial.
La filière est donc fragilisée actuellement. D’un côté les récoltes qui sont en dents de scie, et de l’autre un manque de liquidité.
On peut donc le dire sans se tromper. Le secteur de l’or brun traverse une période de turbulences en Côte d’Ivoire.
Sékongo Naoua
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