
Le ziglibithy est un genre musical originaire de l’ouest de la Côte d’Ivoire. Il a été rendu populaire par Ernesto Djédjé.
Style urbain et moderne, le ziglibithy puise ses origines dans plusieurs éléments des cultures traditionnelles de l’ouest de la Côte d’Ivoire. Il s’agit des Bété, des Dida et des Gouro. Ziglibithy signifie « danse sucrée et douce à laquelle on ne peut résister ». Le ziglibithy est à la fois un genre musical et une danse. Son principal défenseur était Ernesto Djédjé, surnommé le « roi du ziglibithy ». Il semble que le ziglibithy soit un mélange de trois rythmes. Le « sopi », le « digba » et le « zaglobi ». Le ziglibithy a été avant tout le style d’Ernesto Djédjé et même après sa mort peu de musiciens ont osé essayer de lutter avec lui.

Ernesto Djédjé reste une icône incontestée de la musique ivoirienne des années 1970 et 1980. Avec le ziglibithy, son genre musical, il a conquis les mélomanes ivoiriens et africains. Le ziglibithy est basé sur la culture kroumen de l’ouest du pays. Le ziglibithy se distingue par le discours lyrique et la gestuelle.
Ernesto Djédjé était vraiment le roi du ziglibithy. Avec sa coupe afro, les pattes d’eph, les costumes rutilants en satin mais surtout le jeu de jambes. Ernesto Djédjé est unique.

Le ziglibithy a été le premier genre musical majeur de Côte d’Ivoire. Le ziglibithy a influencé des genres musicaux comme le zouglou et le coupé-décalé.
Mais il a fallu Amédée Pierre. Qualifié de « roi du dopé » Amédée Pierre est le premier à moderniser la musique ivoirienne dans les années 1960 en injectant des rythmes traditionnels dont le ziglibithy à la rumba congolaise.
Naturellement Ernesto Djédjé a fait ses classes chez Amédée Pierre avant de lancer son propre genre qui est le ziglibithy.
Silué F
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