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Réduction de gaz à effet de serre: La Côte d’Ivoire est en action

La COP 30 à Belém, au Brésil, a débuté depuis le 10 novembre. La Côte d’Ivoire déballe sa stratégie pour la lutte contre le réchauffement climatique.

Objectif. Réduire de 33,07 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2035. La Côte d’Ivoire réaffirme son engagement climatique en Afrique. Le pays met en avant ses ambitions de réduction des émissions et ses initiatives ne manquent pas. Lors du sommet des chefs d’États et de gouvernements à Belém au Brésil, le ministre Léon Kacou Adom, ministre des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Ivoiriens de l’étranger, et Jacques Assahoré Konan, ministre de l’Environnement, du développement durable et de la transition écologique, ont présenté les ambitions nationales pour réduire les gaz à effet de serre. Le pays a pris conscience que la forêt occupe une place centrale dans la stratégie climat. Si bien que le secteur forestier bénéficie d’une attention particulière à travers le Programme de restauration durable des forêts de Côte d’Ivoire (PRDF-CI), présenté le 12 novembre 2025, lors du troisième jour de la COP 30, à Belém, au Brésil.

Des dispositions sont prises pour protéger les forêts classées. Par exemple, la forêt classée de l’Anguédédou, dont les premiers arbres bordent l’autoroute du Nord, à la sortie d’Abidjan, sera entièrement clôturée. « Cette forêt subit une pression anthropique énorme. Peu de gens savent qu’elle abrite une grande partie de la nappe phréatique qui alimente Yopougon en eau. Malheureusement, l’urbanisation galopante a entraîné de fortes intrusions, d’où la décision du gouvernement de redéfinir ses limites. C’est cette partie résiduelle que nous commencerons à clôturer à partir du deuxième semestre 2026 ».

Cette annonce a été faite le 12 novembre au pavillon de la Côte d’Ivoire à la COP 30 par Jean-Yves Kpalou, conseiller technique du ministre des Eaux et Forêts. L’objectif est de prévenir les infiltrations humaines et freiner la dégradation accélérée de cette aire protégée.

« En plus de la clôture longue de 60 kilomètres, nous ambitionnons de transformer cet espace en un site écotouristique et animalier, à l’image du Parc du Banco, avec l’implication du secteur privé. Des reboisements intensifs y seront réalisés, tout en réintroduisant des espèces de faune menacées. Car, clôturer sans restaurer n’aurait aucun sens », a précisé Jean-Yves Kpalou.

Silué F

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